Albert Dubout10/03/06 |
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Parastone commercialise des reproductions de sculptures issues de l'univers d'Albert Dubout :
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Loisirs et vacancesEmbouteillages monstres, plages surpeuplées, courses cyclistes, scènes de chasse ou parties de pétanques... vacances à la mer, à la montagne... Valises, parasols, vélos, skis, tentes... Dubout a su retranscrire de façon irrésistible les loisirs des Français. Humour et souvenirs garantis ! |

« Avec ce système, il arrive tout de même à retomber sur ses skis ! »
Le Journal, 16-02-1939

200 dessins, 1974
Albert Dubout, illustrateur et dessinateur, est né à Marseille en 1905. Il fait ses études à Nîmes et très jeune, passionné par la tauromachie, rêve d'être torero.
En 1923, il rentre à l'école des Beaux Arts de Montpellier et il publie ses premiers dessins dans L'Echo des Etudiants de Montpellier que dirige Paul Bringuier. En 1924, il s'installe à Paris où il s'inspire des scènes de tous les jours et plus particulièrement, la foule. En juin, il publie son premier dessin dans le journal national, Pêle-Mêle. Ce sera le début d'une longue collaboration de cinquante ans à une quarantaine de journaux et magazines, et notamment : Ric et Rac, Le journal amusant, Le Rire, Fantasio, Gringoire, Candide, Marianne, La Bataille et Ici Paris.
En 1925, il épouse Renée Altier, une autre jeune artiste, qu'il a rencontrée lors de ses études d'art à Montpellier. Le couple aura un fils unique Jean, né en 1930.
Des milliers de personnages s'animeront de ses doigts et le trait noir si spécifique à Dubout évoluera énormément des années trente à celui des années soixante.
Heureusement, Dubout ne se limitera pas à l'illustration pour les journaux, et en 1929, il rencontre Philippe Soupault, directeur des Editions Kra, qui lui suggère d'illustrer des livres. C'est aux Editions Kra que paraîtront ses quatre premiers livres illustrés. Trois ans plus tard, Dubout réalise le numéro spécial du Rire sur l'exposition Coloniale, consécration ultime de son talent de dessinateur humoristique. Durant sa carrière, Dubout illustre plus de 80 ouvrages, dont le dernier a paru après sa mort. De plus, il publie 27 albums et crée 80 affiches pour le cinéma et la publicité.
En 1953, le nom de Dubout apparaît dans le dictionnaire Larousse : « Auteur de compositions à nombreux personnages burlesques, publiés dans les journaux et réunis en albums. Il recherche les effets de grosse cocasserie, aussi bien dans les figures que les menus détails du costume et des attitudes. » La même année, il reçoit la Légion d'Honneur des mains du Président Vincent Auriol.
Renée Altier, sa première femme, décède en 1967. Un an après, il épouse Suzanne Ballivet, une autre femme artiste. Malheureusement, Dubout décède en 1976 à Saint-Aunes.
Après sa mort, plusieurs municipalités inaugurent des rues en son honneur. En 1992, la municipalité de Palavas-les-Flots inaugure le musée Albert Dubout. C'est la consécration méritée de ce grand témoin du XXème siècle.
Avec Margritte et Steinberg, il est certainement l'un des artistes les plus influents de toute une génération de dessinateurs et d'illustrateurs. Passionné de mise en scène et d' « auto gags » photographiques, il semble vaciller entre les photos de plateaux de scènes de films de Charlie Chaplin et les féeries de Jérôme Bosch.
Dubout, un vrai bourreau de travail, qui avec Daumier, est un des plus beaux fleurons de la satire française.
Extrait du livret fourni avec les statuettes